La période Gallimard

Simenon, après avoir symboliquement mis son commissaire à la retraite dans le dernier volume de la série publiée chez Fayard, croit en avoir fini avec son personnage, qui lui a apporté la renommée, mais qu'il trouve un peu encombrant. Lacassin, dans le dossier établi pour le volume "Maigret entre en scène" aux éditions Omnibus, écrit :" Mais, lorsqu'en 1939 et 1940 "Paris-Soir" et divers journaux le supplient de remettre Maigret en service, il cède à la tentation de montrer le commissaire dans des enquêtes se situant avant son départ en retraite. Il se résigne à ces manquements à sa vocation de romancier littéraire en pensant qu'ils se produisent dans des journaux destinés à être jetés après lecture et non dans des volumes destinés à durer. C'était compter sans Gaston Gallimard...".

En effet, celui-ci aimerait aussi profiter du succès généré par la série, et il obtient de Simenon, en plus de la publication des Nouvelles enquêtes de Maigret, regroupant les nouvelles publiés dans les journaux à la fin des années 30, celle de six romans mettant en scène le commissaire: en 1942 paraîtra un premier recueil de romans, baptisé Maigret revient, et qui regroupe Cécile est morte, Les Caves du Majestic et La maison du juge. En 1944, paraîtra un deuxième recueil, Signé Picpus, regroupant les romans Signé Picpus, L'inspecteur Cadavre et Félicie est là.

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